Design et innovation

14 Janvier 2015

Il va falloir que l’on s’habitue, chez HYT ils n’ont peur de rien, ils osent tout et en fait… on aime ça ! Lancée en 2012, la marque HYT pour Hydro Mechanical Horologists avait déjà mis sur le circuit 2 principaux modèles : la H1 et la H2. Deux modèles bien accueillis qui ont ces derniers mois évolué en terme de design comme en témoigne la H1 Quaie du Mont-Blanc présenté en fin d’année. Mais aujourd’hui la maison HYT se lance un nouveau défi avec une toute nouvelle montre qui sort des sentiers battus !

Il faut tout de même une bonne dose de culot pour oser dévoiler une montre qui n’affiche pas les minutes, car oui, les horlogers de HYT assument, la montre Skull donne l’heure, mais pas les minutes…  Le fluide HYT progresse autour d’un crane positionné sur le cadran pour afficher les heures et deux autres indications sont présentes, l’indication de la réserve de marche dans l’oeil droit et un disque des secondes dans l’oeil gauche…

 

HYT Skull Red & Green Eye

Reprendre un mouvement existant, lui donner une vague forme de crâne et présenter le tout comme une grande nouveauté, ce n’est pas vraiment notre manière de faire.

Vincent Perriard, CEO HYT, va droit au but : la Skull est une rupture, une création ex nihilo de la marque. Nul besoin d’être expert pour un en saisir la puissance. La pièce s’impose au premier regard, simplement parce qu’elle incarne – ou plutôt désincarne – l’essence de HYT : une pièce provocatrice, unique, un concept fort soutenu par une mécanique fluidique qui est devenue la signature de la marque. La Skull est une évidence. Et pourtant, son développement fut tout…sauf évident.

Horlogerie crânienne

HYT Skull Red Eye
HYT Skull Red Eye

L’usage du capillaire dans lequel se déplace le fluide horaire est un principe maîtrisé par HYT et ses partenaires. Toutefois, toute modification de forme entraine des recherches de fond. Pour la Skull, la forme crânienne donnée à ce tube de moins d’un millimètre de diamètre fut un véritable défi. En cause : les quatre angles que le capillaire adopte, dont deux presque à 90° à sa base. Ces coudes ont requis un pliage du verre particulièrement délicat.

« Leur structure verticale, développée dans la H1, nous a servi de base. Mais, en somme, il a fallu revoir la puissance suffisante pour passer ces angles vifs, tout en la maitrisant parfaitement de manière à ce que le fluide indique la bonne heure, en se déplacement à la bonne vitesse et avec une parfaite régularité sur 12 heures » .

Retour à l’essence du temps

HYT Skull Green Eye
HYT Skull Green Eye

En cohérence avec le crâne, symbole du dénuement, de l’essentiel, HYT a également choisi de se dispenser de minutes. Ce parti pris audacieux permet deux choses. D’abord, de donner toute son importance au capillaire, unique témoin sensoriel du temps qui passe. Ensuite, de concentrer toute l’attention sur le design architectural de la pièce, ce crâne affirmé, assumé, qui occupe la quasi-totalité du cadran. Dans la même perspective, HYT a choisi, contrairement à ses autres pièces, de masquer presque totalement le mouvement côté cadran.

Pour donner vie à ce crâne, HYT a multiplié les développements. D’abord, les deux soufflets verticaux sont en action constante : c’est leur imperceptible compression et dépression qui permet au fluide de progresser.

Ensuite, les yeux de la Skull sont vivants. L’œil droit est la réserve de marche de la pièce. Grâce à un jeu d’inserts translucides aux teintes nuancées, il va progressivement s’assombrir à mesure que la pièce arrivera au terme de ses 65 heures d’autonomie. L’œil gauche, lui, cache un disque des secondes, en rotation continue, à peine perceptible. Il faut oser regarder la Skull dans les yeux pour en capturer l’essence, cette vie qui coule, au sens propre, en son for intérieur.

Dans les deux cas, une légère trame décalquée au motif de nid d’abeille permet de donner du relief et de la profondeur à chacun des yeux. Le crâne de la Skull n’est pas inerte, son mouvement vit en permanence. Il s’anime, au sens le plus noble du terme : il possède une âme. C’est la première création horlogère où l’on ne regarde pas le temps, mais où le temps nous regarde.